Défense de la vallée

Une négociation pour l’évaluation environnementale ?

Saisie par le Club de Foot qui se voit privé de stade,notre association a accepté de négocier avec la Municipalité sans attendre un futur jugement sur le fond.

Le principe de la négociation est : REPRISE DES TRAVAUX contre ÉVALUATION ENVIRONNEMENTALE.

Une première réunion a eu lieu ce 17 février en Sous-préfecture, en présence de représentants de la Mairie, du FCCO, de la Préfecture, du Département, du Député, etc.

Mais depuis, plus aucune nouvelle. Sauf que pendant ce temps, M. le Maire a activé une nouvelle procédure dite  » cas par cas « , dans notre dos, dans le seul but d’éviter l’obligation d’Évaluation Environnementale celle que justement nous posons comme condition préalable, celle qui est exigée par le Conseil d’État.

Ainsi M. le Maire préfère cette ultime manœuvre contraire à l’arrêt du Conseil d’État, à une reprise des travaux attendue par le Club de Foot.

L’affaire du Stade de Chambly continue.

Le Conseil d’État a suspendu l’autorisation environnementale ; les travaux auraient dû être arrêtés.
Le Maire les a poursuivit deux mois, en totale infraction environnementale et pénale ; il a finalement « cédé » à la deuxième injonction de Mme la Préfète.
Un Préfet qui respecte et fait respecter la réglementation, c’est un heureux changement pour notre association et pour le département.
Cependant, même si nous pouvons rester optimiste, ce n’est pas gagné.

LETTRE OUVERTE AUX ÉLUS SUR L’ARRÊT DES TRAVAUX DU STADE DES MARAIS, en vue du Conseil Municipal de Chambly du lundi 14 décembre 2020

Madame, Monsieur,

Le Conseil d’État n’a pas statué sur une simple « erreur administrative », comme dit M. Le Maire dans son
communiqué de presse.

C’est considérablement plus grave.
Le Conseil d’État à statué en raison de « l’absence d’évaluation environnementale » au dossier.

Ce n’est pas une petite erreur.

Ce qui manque est une étude approfondie de l’impact du projet, suivie d’une enquête publique, qui commande l’existence de toutes la suite du dossier.

Nos réactions au Communiqué de Presse de FCCO – Club de Foot de Chambly.

Il n’y a pas que le club de Foot de Chambly qui soit pris en otage !

Nous sommes tous pris en otage par des élus qui ne respectent ni la Loi, ni la Nature en détruisant la dernière zone naturelle humide de notre territoire sans aucune étude environnementale.

Il s’agit d’un véritable délit d’écocide comme vient de le reconnaitre le gouvernement selon les attentes de la Convention citoyenne pour le climat.

Le plus bel espace naturel et de biodiversité de la vallée de l’Esches massacré puis urbanisé ?

A la nature de reprendre ses droits et de poursuivre son œuvre ?
Il y a 24 ans seulement le choix des hommes était de créer, dans la durée et pour l’avenir, un espace naturel préfigurant une forme équilibre du territoire en transformant la carrière creusée pour la réalisation de l’A16 en un vaste plan d’eau entouré de végétation.
Un espace valorisant notre territoire et permettant à la biodiversité de s’y développer. Un récolement atteste que les objectifs sont atteints en 2001.
Restait alors à la nature de reprendre ses droits et de poursuivre son œuvre !

Le PARC DES SPORTS de Chambly est une ZONE DE NON-DROIT.

Le PARC DES SPORTS est une ZONE DE NON-DROIT

Un arrêt du Conseil d’État y est sans effet. Les travaux continuent.

Le Maire de Chambly, est déterminé à poursuivre sa fuite en avant dans des travaux illégaux, toujours plus grands et plus chers.

Aujourd’hui 20 millions d’Euros HT sont engagés. Mais le Maire devra pourtant un jour rendre compte du saccage de l’environnement et de ses investissements inconsidérés.

La destruction des zones humides de Chambly doit être arrêtée et les dégâts réparés ou compensés au réel : en biodiversité faune et flore, en retenue d’eau de surface, en rechargement phréatique;en captation carbone.

Les auteurs du désastre doivent être sanctionnés.